De nombreuses communes ont attiré l’attention de Jean-François HUSSON sur la situation financière difficile dans laquelle elles se trouvaient pour abattre et débarder les arbres secs qui se multiplient à l’aune du réchauffement climatique.

Jean-François HUSSON a donc déposé une question écrite adressée à Madame la ministre de la Cohésion des territoires au sujet de l’accompagnement financier des communes afin qu’elles puissent faire face aux multiples conséquences du réchauffement climatique. Il lui demande de préciser quelles sont les compensations financières que le gouvernement envisage de mettre en place à leur adresse pour renouveler le patrimoine forestier, levier indispensable des actions visant à lutter contre le réchauffement climatique et à favoriser la séquestration du carbone.

Le changement climatique et l’accroissement de l’effet de serre fragilisent les forêts françaises. Celles du Nord-Est de la France sont particulièrement affectées par les hivers doux, les sécheresses et les canicules à répétition de ces dernières années. Nombreuses sont les essences arboricoles à souffrir de scolytes, de nectria ou de chalarose. Les arbres sèchent sur les parcelles et menacent de s’effondrer sur les routes, les chemins ou les espaces publics. 

Ces conséquences prouvées et documentées du réchauffement climatique ne sont pas prises en charge sous le régime de catastrophes naturelles et ne donnent lieu à aucune compensation ni aide financière de l’État. Pourtant les coûts importants engendrés par cette procédure sont difficilement supportables pour ces communes, parfois faiblement peuplées et dont les ressources financières sont souvent limitées.