27 OCTOBRE 2016

Quand le terrain prend le contre-pied de l'actualité

Face au vieillissement de la population, la prise en charge de la dépendance constitue un enjeu majeur pour notre société.

« Vieillir à la maison » pour conserver son indépendance et sa vie sociale, y compris quand surviennent la perte d'autonomie et/ou la maladie est un choix prioritaire pour la personne âgée et sa famille. Ceux ci souhaitent souvent retarder l'entrée en établissement car elle représente un tournant dans la vie, parfois un véritable bouleversement voire un traumatisme lié au sentiment de perte de liberté.

C'est alors qu'interviennent les services à domicile souvent aidés par les familles pour rendre le projet de la personne et de son entourage viable.

Dans le cas ou le maintien à domicile n'est plus possible, le placement est envisagé et les établissements prennent le relais.

Pour les Ehpad (établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes), les conséquences sont sans appel : Ils sont désormais amenés à accueillir des résidents de plus en plus dépendants nécessitant une adaptation organisationnelle quantitative ( personnel en quantité suffisante) mais surtout qualitative ( personnel bien formé).

Or le contexte actuel extrêmement tendu des finances publiques, ne permet pas à ces établissements d'obtenir le financement pour un taux d'encadrement supérieur et adapté à l'augmentation de la dépendance engendrant la grogne du personnel qui s'amplifie. Désormais, l'objectif est de faire mieux avec autant.

L'article paru dans l'Est Républicain du 25 octobre se fait l'écho des enjeux et des problématiques qui peuvent se faire jour faute de moyens financiers adaptés.

Bien sur, le contexte est difficile ; Mais des établissements montrent la voie d'un équilibre harmonieux en centrant l'établissement sur la personne accueillie et sur l'organisation de son personnel. La Maison de retraite La Compassion de Saint Firmin emprunte ce chemin.

Fondée en 1854 par l'abbé Thiriet avec le concours de religieuses pour offrir un abri aux personnes âgées sans ressources lors d'une épidémie de choléra, l'établissement a été repris en 2001 par l'Association Chrétienne des Institutions Sociales et de Santé France et accueille désormais 60 résidents.

Dans le cadre des conventions habituelles tripartites avec l'Etat et le Département, cet Ehpad a dans son ADN l'action partenariale.

Son action se définit autour de 4 axes :

• Un réseau de partenariat avec d'autres établissements sur le territoire mais surtout sur le Saintois permettant, grâce à la mutualisation des services, d'optimiser les moyens.

• Un sens de la mission clairement affichée et partagée par l'ensemble du personnel de la structure définissant la raison d'être de l'établissement : « au service de l'humain ».

• Une volonté affichée d'offrir un lieu de vie « comme à la maison ». Les Résidents valident eux mêmes lors de différentes commissions le planning d'animation mais également les menus qui sont préparés sur place afin de satisfaire les papilles et répondre aux objectifs fixés par le Plan National Nutrition Santé.

• Un support organisationnel aux personnes : accompagnement et valorisation des agents par la formation (diplômante ou tout au long de la vie), communication d'un profil de comportement éthique et intègre.

Professionnalisme et approche humaine d'une équipe impliquée, telle est la recette proposée à la maison de retraite de la Compassion.

C'est cet état d'esprit humain, chaleureux et rassurant qu'a pu ressentir et apprécier Jean François Husson, lors de sa visite le 22 octobre dernier.

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