En annonçant, en plein cœur de l’été, une première série de réponses aux propositions de la Convention citoyenne, le Gouvernement prouve une nouvelle fois qu’il n’a pas de cap en matière d’écologie.

Quatre ministres en trois ans pour l’écologie, et toujours pas de cap à l’horizon… le nouveau monde est décidément difficile à atteindre.

En annonçant, en plein cœur de l’été, une première série de réponses aux propositions de la Convention citoyenne, le Gouvernement prouve une nouvelle fois qu’il n’a pas de cap en matière d’écologie.

Quatre ministres en trois ans pour l’écologie, et toujours pas de cap à l’horizon… le nouveau monde est décidément difficile à atteindre.

Quel est la politique du Gouvernement en matière de :

  •  taxe carbone ? Après avoir été augmentée brutalement en 2017 et mis le pays à feu et à sang, le Gouvernement l’a gelée sine die ;
  • rénovation des bâtiments ? le Sénat avait averti le Gouvernement sur l’absurdité de ne pas ouvrir le nouveau CITE aux propriétaires bailleurs et aux ménages les plus aisés. Le Gouvernement s’y est opposé, pour finalement faire volte-face ce week-end ;
  • lutte contre la pollution de l’air ? Une commission d’enquête présidée par Jean-François Husson a tiré la sonnette d’alarme en 2015 ; la France s’est faite condamner à de nombreuses reprises par la justice française et européenne. Aucune mesure significative n’est prise, hormis  la prime à la conversion pour les véhicules polluants, dont le Gouvernement aura réussi à changer trois fois les paramètres en un an !

Faire et défaire, c’est toujours travailler. C’est aussi perdre beaucoup de temps. Or, pour le climat nous n’avons plus le temps.

Le Gouvernement se rallie finalement aux propositions des parlementaires et des élus, après les avoir balayées d’un revers de la main. Au nom de quoi ces propositions deviendraient-elles subitement la boussole verte, parce que provenant de citoyens qui n’ont pourtant ni la légitimité, ni l’expérience d’élus ?

La démocratie représentative a tout à y perdre, et la période de tensions sociales que nous vivons n’y est pas étrangère.

Plutôt que de sortir, au milieu de l’été, quelques propositions, certes nécessaires, mais qui restent symboliques, le Gouvernement doit travailler à bâtir un nouveau contrat social, à la fois écologique, économique et sanitaire, pour la France, dans et avec l’Europe.

Les grandes manœuvres de communication masquent mal l’absence de vision stratégique de ce Gouvernement, qui montre depuis 3 ans que son verdissement ressemble plus à un vernissage incohérent.