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Lundi 11 juillet avait lieu une journée importante pour le « Souvenir de la Grande Guerre ».

Conduits par Jean-François Husson et le Souvenir Français, une soixantaine de participants, maires Meurthe-et-Mosellans, délégués du Souvenir Français et membres du réseau Canopé, se sont rendus à Paris sur les hauts lieux de mémoire combattante.                  

En invitant ainsi les maires à une journée spécifique dédiée au Souvenir, Jean-François Husson souhaitait se placer dans la lignée de son action de rénovation des Monuments aux Morts grâce au soutien de sa Dotation d’Action Parlementaire.

Peu de temps après son élection au Sénat, il a en effet souhaité faire de cet outil parlementaire un instrument au service de toutes les communes. Depuis 2013, 170 000€ ont ainsi permis de restaurer les Monuments aux Morts de nombreuses communes, contribuant indirectement à entretenir le « devoir de Mémoire », et à la transmission des valeurs d’engagement et de sacrifice laissés par les morts de la Grande Guerre.

Parti de bonne heure en bus depuis Nancy, le groupe est arrivé à Paris pour déjeuner au sein de l’Ecole militaire.

C’est ensuite l'Hôtel national des Invalides et son Musée de l’Armée qui ont ouvert leurs portes aux élus, pour une visite enrichissante de l’histoire de l’armée française et de ses combats durant la Première Guerre Mondiale.

La journée s’est poursuivie au Sénat, où le Président Gérard Larcher a honoré le groupe de sa présence pour une photo souvenir.

Cœur de la visite, c’est au Panthéon qu’était prévu la dernière station. Dans ce lieu dédié par excellence au Souvenir, les participants ont pu admirer une exposition sur les Monuments aux  Morts.

Cette exposition prend place dans le cadre des recherches documentaires importantes de Mme Aubry, de l’Université Lille 3-IRHiS, qui a constitué une base de données sur internet recensant de très nombreux monuments aux morts et leurs caractéristiques.

Cette journée aura donc été l’occasion de rappeler qu’à l’heure où le pays est en proie aux divisions, il est nécessaire de tirer les leçons de la Grande Guerre, en proposant au pays un esprit de sacrifice et de dépassement de soi, conditions nécessaires pour consolider le pacte national.

C’est ce message qu’a voulu faire passer Jean-François Husson, et qu’il souhaite continuer à porter à travers cette démarche de restauration des Monuments aux Morts. 

Publié dans Action locale

Le choix du peuple britanique de sortir de l'Union Européenne a suscité une grande émotion et provoqué de nombreuses interrogations.

Alors que nous avons étudié en Commission des Finances un rapport très instructif de mon collègue Albéric de Montgolfier, sénateur d'Eure-et-Loire et rapporteur général, sur les conséquences du Brexit, je vous propose de retrouver dans cet article les réponses aux questions que je lui ai posées sur cet évenement majeur en Europe.

 

Le Royaume-Uni a décidé de quitter l'Union Européenne. Quelles sont les enjeux économiques de ce choix pour le Royaume-Uni et pour le reste de l'UE ?

Le vote britannique en faveur du « Brexit » a ouvert une période d’incertitude. Or, l’économie a horreur du vide. Aussi, le manque de perspectives quant à la nature des relations futures entre le Royaume-Uni et les pays de l’Union européenne est susceptible d’entraîner  des réactions brutales des marchés financiers – la panique qui souffle parmi les investisseurs immobiliers britanniques depuis quelques jours en donnant un premier exemple –, voire des reports des investissements productifs et des embauches. À cet égard, un effet de diffusion vers les autres pays européens n’est pas à exclure.
À plus long terme, les études disponibles font craindre un impact négatif sur le PIB du Royaume-Uni compris entre 1,6 % et 4,1 %. Si les États de l’Union pourraient être moins affectés, les incidences d’un « Brexit » pour ces derniers n’en seraient pas pour autant négligeables et certains avancent une perte de richesse par tête pouvant aller jusqu’à 0,4 % en moyenne à l’horizon 2030.

 

Le départ du Royaume-Uni va-t-il produire des conséquences budgétaires graves ?

Les conséquences budgétaires d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne pourraient être de deux ordres. Tout d’abord, une fois la sortie effective, il serait nécessaire de « redistribuer » la contribution britannique au budget européen – nette des reversements dont bénéficie aujourd’hui le pays – entre les États membres. Dans le cas de la France, dans l’hypothèse d’une remise en cause des effets du « rabais britannique », la contribution française pourrait soit croître de 1,2 milliard d’euros, si le Royaume-Uni cessait toute participation, soit reculer de 220 millions d’euros, s’il revêtait un statut proche de la Norvège dans l’Espace économique européen.
À défaut d’une remise en question du « rabais », la hausse de la contribution de la France au budget européen pourrait atteindre 1,5 milliard d’euros ; c’est la raison pour laquelle nous devrons nous montrer particulièrement attentifs à cette question dans le cadre des négociations à venir en vue du « Brexit ».
Quoi qu’il en soit, le processus de sortie du Royaume-Uni, dès lors qu’il provoquera probablement un ralentissement de l’économie, devrait également peser sur les ressources fiscales. Considérant la possibilité, évoquée par certains travaux, d’un ralentissement de la croissance française de 0,2 à 0,4 point, j’ai même pu montrer, lors du dernier débat d’orientation des finances publiques, que dans le scénario le plus défavorable, le déficit public pourrait ne pas revenir en deçà de 3 % du PIB en 2017 à politique inchangée. 

 

Le changement est majeur pour l'UE. Quelles leçons tirer de ce scrutin ? Quelles conséquences politiques ?

La décision du peuple britannique est souveraine et doit être respectée. Toutefois, elle vient révéler les fragilités de l’Union européenne et, surtout, que cette dernière n’est pas immortelle. Ce qui a été fait peut parfaitement être défait. C’est la raison pour laquelle la construction européenne doit impérativement être relancée ; il ne pourra s’agir, comme par le passé, de rechercher une intégration toujours plus poussée dans des domaines diffus, mais de donner à l’Union européenne des fondements solides, afin d’en assurer la pérennité – ce qui suppose, notamment, de repenser la manière dont est appliqué le principe de subsidiarité. Surtout, il est essentiel que la France puisse provoquer et accompagner cette refondation, ce qui implique qu’elle reprenne pleinement sa place dans le concert européen. 

 

Quelles sont les voies de réforme que l'UE peut désormais emprunter à court et plus long terme ? 

La première des priorités est de trouver des solutions face au désamour et à l’incompréhension que peut actuellement susciter l’Union européenne, et ce pas seulement au Royaume-Uni. Pour ce faire, l’Union doit s’attacher à apporter des réponses aux préoccupations concrètes des citoyens et apparaître comme la garante de la sécurité, d’une amélioration du niveau de vie, etc. Enfin, l’Union européenne doit recouvrer sa légitimité démocratique ce qui implique, selon moi, d’une part, de renouer le lien entre les institutions et les peuples d’Europe et, d’autre part, de conforter la place des parlements nationaux dans le système communautaire.

 

Retrouvez l'intégralité du rapport de M. de Montgolfier 

Publié dans Travail parlementaire
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