Lundi 8 février au matin avait lieu la deuxième réunion du comité national de suivi de la relance en audioconférence avec le Premier ministre Jean Castex. Jean-François Husson en est membre en tant que rapporteur général du budget du Sénat.

L’occasion pour lui d’interpeller le Premier ministre sur quatre sujets majeurs en lien avec ce plan de relance :

  • Sa territorialisation : il est impératif que l’État dialogue avec les collectivités et les élus locaux pour partager sa vision, et donner corps à la « stratégie du ruissellement ». Le risque étant que les territoires les mieux intégrés, plutôt urbains, soient les mieux servis, au détriment des autres. L’annonce du Premier ministre de ce matin, allongeant d’un mois la réponse aux appels à projets pour les collectivités semble aller dans le bon sens, s’agissant de l’équité territoriale.
  • L’attractivité des territoires doit passer par un plan de relance permettant de développer et remettre à niveau nos infrastructures (voiries, ponts…) dont la charge et l’entretien asphyxient la trésorerie exsangue des collectivités.
  • Il n’y a pas de relance sans formation : notre jeunesse subit de plein fouet les conséquences de la crise sanitaire (manque d’expérience liée aux stages écourtés ou annulés, jeunes diplômés qui se bradent sur le marché de l’emploi, arrêt des études pour les plus précaires faute de financement…). Nous devons permettre à nos jeunes de ne pas sacrifier leurs ambitions. Demain, c’est la dette financière et écologique qui les attend. Il est impératif de bien les armer pour qu’ils puissent y faire face.
  • La reconquête industrielle doit faire partie de nos priorités. À l’image de l’industrie automobile, pourvoyeuse d’emplois, soutenue d’une part par le PGE et touchée par ailleurs par une politique (trop ?) vertueuse des mobilités qui peut parfois laisser peu de temps au secteur pour effectuer sa transition.

Ce plan de relance doit redresser le pays mais surtout, compte-tenu des moyens mobilisés, constitue une opportunité majeure pour aider la France à relever les défis posés par l’économie de demain. Le Sénat, qui a déjà eu l’occasion de porter ces sujets lors du dernier projet de loi de finances (PLF) sera attentif à leur mise en œuvre lors des prochains textes budgétaires.