A une très large majorité, le Sénat a adopté, mardi 14 janvier, une proposition de résolution déposée par Jean-François HUSSON, et cosignée par plus d’une centaine de ses collègues, demandant au Gouvernement de porter au niveau de l’Union européenne un projet de barrière écologique aux frontières.

Le constat est simple :  les taxes et normes décidées en France au nom de l’écologie sont pénalisantes économiquement et inefficaces écologiquement si rien n’est fait au niveau de l’Union européenne pour une meilleure harmonisation des règles et une vraie réciprocité dans les échanges commerciaux.

En effet, nos industries et nos entreprises voient leur compétitivité affaiblie, alors que seuls cinq pays de l’UE ont mis en place une taxe carbone. D’autre part, les émissions de CO2 françaises sont d’abord des émissions importées (57% de nos émissions totales) avant d’être produites par nos agents nationaux.

Le projet de barrière écologique vise donc à taxer les importations de produits provenant de pays s’affranchissant de toute norme environnementale et à progressivement aligner les standards de nos partenaires commerciaux sur les nôtres. C’est un premier chantier, qui doit être mené de front avec une harmonisation des normes au niveau européen.

Lors de sa défense du projet, Jean-François HUSSON a plaidé pour un nouveau modèle économique, qui allie croissance et écologie. « Une écologie privée de croissance a donné les discours les plus rétrogrades et déclinistes » a-t-il rappelé. « Mais une croissance sans écologie aurait des effets tout aussi néfastes car les années de prospérité économique reposant sur une production carbonée et polluante sont finies ! »

La balle est désormais dans le camp du Gouvernement, qui doit choisir entre une écologie punitive lui permettant de combler le déficit de l’Etat, et une écologie créatrice de valeur ajoutée, d’emplois et d’innovation, qui serve notre économie et accompagne la transition de ses acteurs.

Vous pouvez retrouver ci-dessous la vidéo de l’intervention en séance du Sénateur.