Mercredi 3 octobre, je participais dans l’hémicycle à un débat sur la politique industrielle et l’avenir de notre industrie. J’ai alerté à cette occasion le gouvernement sur les handicaps qui pèsent sur notre industrie et qui freinent sa compétitivité :

–       Son niveau de fiscalité : avec le Danemark, la France possède le plus haut taux de prélèvements obligatoires de l’Union Européenne (45% contre 39% en moyenne).

–       Son manque d’investissement dans la recherche et développement : les investissements français en nouvelles technologies, ils représentent en 2016 en France 0,55 % du produit intérieur brut, contre 1,2 % pour les autres pays de la zone euro et 1,4 % aux États-Unis.

Face à la concurrence étrangère qui concerne désormais également les secteurs haut de gamme (automobile, aéronautique, intelligence artificielle…), et face à la politique fiscale agressive des Etats-Unis, l’Europe doit relever ce nouveau défi géopolitique, l’un des plus importants qui lui ait été posé depuis sa création.

Pour ces raisons, notre modèle industriel doit évoluer, s’adapter aux nouveaux enjeux posés par les mutations technologiques, la robotique, la question environnementale. L’innovation est la clé de l’industrie de futur. Cette ambition se doit d’être accompagnée par l’Etat.

J’ai ainsi demandé au gouvernement de précisersa stratégie de reconquête industrielle et commerciale, tant sur le plan des moyens financiers mais également humains.

La Meurthe-et-Moselle connait bien les conséquences de la désindustrialisation, et pour ces raisons, il est nécessaire de tout mettre en œuvre pour favoriser notre compétitivité.

Vous pouvez retrouver mon intervention ci-dessous avec la réponse de Mme Delphine Gény-Stephann et ma réaction à cette dernière.