Affaibli par la maladie depuis plusieurs semaines, Charles Choné s’est éteint ce matin.
J’ose dire que la Lorraine et bien sûr notre Métropole est aujourd’hui orpheline d’un de ses grands serviteurs.
Mais c’est Ludres d’abord qui pleure celui fut son maire pendant près d’un demi siècle. Un maire pionnier et visionnaire qui créa en 1965 la première zone industrielle privée de France. Un élu qui, dans ses différents mandats et responsabilités, fut un inlassable militant du développement économique que la réalisation d’infrastructures routières, autoroutières ou ferroviaires devait favoriser.

Un homme de caractère qui savait par son pragmatisme et sa grande intelligence anticiper l’avenir.

Féru de nouvelles technologies, il suscitait toujours l’admiration de ceux qu’il côtoyait en étant sans cesse à la pointe du monde digital.

Passionné d’aménagement du territoire, de coopération intercommunale et de décentralisation, il fut le premier président de la communauté urbaine en 1996, devenue Métropole 20 ans plus tard.

Il était un homme aux convictions solides, humanistes et profondément européennes.

Il avait le sens de la formule qui donnait aux situations complexes le caractère d’une évidence presque banale.

Jusqu’à la fin de sa vie, il fut un paysan fier de ses racines et du savoir-être, que l’amour de ce métier inculque à ceux qui le vivent.

Dans le livre qu’il écrivit il y a 30 ans, « La République dans tous ses états », Charles Choné concluait par cette formule empruntée à Voltaire « C’est n’être bon à rien, de n’être bon qu’à soi ».

Une leçon de vie mais aussi un conseil avisé qu’il nous laisse pour imaginer l’avenir, avec l’optimisme qui fut toujours le sien.

J’adresse à ses enfants, à sa famille et à ses proches, mes sentiments attristés et partage leur peine.

Photo prise le 7 juillet 23014 lors de l’inauguration du Dynapôle à Ludres en présence de Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier Ministre, qui remit la médaille d’honneur du Sénat à Charles Choné.