Ce mardi 19 juillet, Jean-François Husson effectuait un rapport sur le projet de règlement du budget et d’approbation des comptes de l’année 2021 (PLR 2021) où il a pu faire part de ses observations. Plusieurs remarques évidentes ont été évoquées.

D’abord, le gouvernement en rendant le PLR 2021 cinq semaines après le délai limite témoigne de son mépris et renvoie un mauvais signal au moment où celui-ci dit vouloir travailler en étroite coopération avec le Parlement.

Le rapport en lui-même pointe la forte hausse de croissance des dépenses publiques ; en rupture totale avec la faible hausse des recettes issues du rebond économique. Curieuse leçon d’un gouvernement qui souhaite désormais se tourner vers la rigueur des comptes publics.

Surtout, le poids de la dette atteignant 112,9% du PIB, soit 40 points de plus que l’Allemagne, s’alourdit en raison de l’inflation et de la montée des taux et demeure un sujet qui doit être pris au sérieux.

Dans la continuité, Jean-François Husson a pu mettre en évidence le déficit de l’Etat qui s’élève à 170 milliards d’euros en 2021 explicitant ses inquiétudes futures quant à la gestion budgétaire du gouvernement.

Enfin, l’affranchissement de l’exécutif vis-à-vis des principes budgétaires de spécialité et d’annualité des crédits qui imposent pourtant que les crédits alloués doivent servir des objectifs précis dans des délais déterminés, témoigne d’un manque de sérieux du quinquennat terminé.

Le rapporteur général a fait part de son avis de rejeter le PLR 2021 ; recommandation que la Commission des Finances a suivie.