Pourquoi et comment se construisent des démarches économiques en santé environnement et de façon générale en santé ? Quelle démarche et quel périmètre pour estimer les coûts des nuisances et pollutions ? Les décisions sur la pollution ou les substances chimiques utilisent-elles des concepts et mesures cohérents avec ceux des grandes campagnes de prévention en santé (tabac, alcool, médicaments) ? Quels sont les impacts de telles démarches sur les politiques publiques, les comportements individuels ou collectifs ?

Autant de questions posées lors du Congrès 2017 de la Société Française de Santé et Environnement qui se tient aujourd’hui, 7 décembre, et demain à Paris.
 A cette occasion, et également en tant que président d’Atmo Grand Est, association agréée pour la surveillance réglementaire de la qualité de l’air, je suis intervenu en ouverture du congrès pour évoquer le coût économique et financier de la pollution de l’air, encore mal connu et fortement sous-évalué. Un travail sur lequel je m’étais penché en 2015, avec d’autres sénateurs, lorsque j’avais présidé une commission d’enquête sur ce sujet, lors de laquelle des chercheurs, ONG, autorités publiques mais aussi entreprises des secteurs concernés par la pollution de l’air avaient été auditionnés.