Le projet de loi de finances (loi de finances initiale – PLF), préparé par le Gouvernement et soumis à l’examen du Parlement, prévoit et autorise l’ensemble des ressources et des charges de l’État pour un exercice budgétaire donné.

Ce texte budgétaire comprend deux parties distinctes : le volet recettes et le volet dépenses.

– la première partie prévoit les recettes de l’État pour l’année à venir et présente un tableau d’équilibre des recettes et des charges ;
– la seconde partie établit les crédits pour chacune des 32 missions et comprend les dispositions qui n’affectent pas l’équilibre budgétaire. Cette seconde partie ne peut être mise en discussion avant le vote de la première partie, par scrutin public ordinaire.

Un article liminaire précède ces deux parties et présente les prévisions de solde structurel et de solde effectif de l’ensemble des administrations publiques pour l’année à venir (soit 2020), ainsi que l’exécution de l’année N-1 (2018) et les prévisions d’exécution pour l’année N (2019).

Le projet de loi de finances pour 2020 prévoit un déficit public qui devrait s’établir à 2,5 % du produit intérieur brut (PIB) en 2018, 3,1 % en 2019 et 2,2 % en 2020. Après avoir atteint 98,8 % du PIB en 2019, le ratio de dette publique serait de 98,7 % du PIB en 2020. La prévision de croissance retenue par le Gouvernement est de 1,4 % en 2019 et 1,3 % en 2020.

À travers ce projet de loi de finances, le Gouvernement annonce baisser les impôts afin de favoriser le pouvoir d’achat, la croissance et l’emploi. Il vise selon le Gouvernement à :

encourager les initiatives, en améliorant le pouvoir d’achat des Français, en simplifiant les démarches administratives et en soutenant l’emploi et la compétitivité ;
protéger les Français, notamment en soutenant les plus fragiles et en renforçant les fonctions régaliennes de l’État (défense, justice, sécurité) ;
préparer l’avenir en investissant dans une croissance durable et en poursuivant la transformation de l’action publique.

Le Sénat compte bien être force de proposition afin de corriger et améliorer certains dispositifs prévus, notamment s’agissant de la fiscalité écologique dont Jean-François Husson est le rapporteur spécial.