Durant la semaine de suspension parlementaire au Sénat, du lundi 22 février au vendredi 26 février, le Sénateur Jean-François Husson a sillonné le territoire meurthe-et-mosellan à la rencontre des équipes municipales dans les communes, avec, en très grande majorité, des Maires entrés en fonction pour la première fois avec le renouvellement de 2020.

Si les communes ont bien évidemment toutes leurs spécificités locales, il apparaît que, aussi bien en terme de préoccupations qu’en terme de projets, certains axes communs peuvent être dégagés.

S’agissant des préoccupations, on retrouve des thématiques qui font l’objet de constats partagés par une grande majorité d’élus du territoire :

  • L’école : Si la période, où la carte scolaire de l’année 2021 vient d’être finalisée, a logiquement mis la question au premier plan, l’organisation du temps scolaire par les élus – la commune conservant la compétence pour la maternelle et l’élémentaire – demeure un sujet important. Leur volonté d’assurer un cadre favorable pour leurs élèves – ce qui est plus large que le seul temps d’apprentissage scolaire – peut se heurter à l’Éducation nationale qui demeure sur une logique plus comptable. La volonté de mieux prendre en compte le « temps de l’enfant » est également fortement répandue chez les élus… mais encore faut-il que l’État leur en donne les moyens.
  • La sécurité routière : Plus un seul élu ne mentionne pas la problématique de non-respect de la limite de vitesse lors de la traversée de nos villages, et souhaitent agir en ce sens, souvent par des réaménagements contraignants les automobilistes à ralentir davantage. Par extension, l’entretien des routes fait régulièrement partie des priorités affichées, mais qui doit composer avec une contrainte budgétaire non-négligeable.
  • Pour les communes forestières, nombreuses en Meurthe-et-Moselle, s’y rajoutent les préoccupations relatives au changement climatique qui fragilise fortement certains arbres compte-tenu de la sécheresse qui touche le département depuis plusieurs années. Cela les rend d’autant plus vulnérables aux insectes parasites, contraignant les communes à abattre d’autant plus – et à leurs frais – les troncs qui, abimés, se revendent d’autant moins bien pour absorber ces dépenses. Jean-François Husson a d’ailleurs récemment posé une question écrite au Gouvernement sur ce sujet: Cliquez ici.
  • Les finances locales : d’une façon générale, les communes demeurent particulièrement inquiètes sur l’avenir de leur situation financière. Après les baisses progressives de la dotation globale de fonctionnement (DGF) de la part de l’État vécues durant la dernière décennie, la crise sanitaire a provoqué un important effet de ciseau, entre baisse des recettes du fait du ralentissement de l’activité économique, et hausse des dépenses, en lien avec l’explosion des besoins, sociaux, comme ceux des entreprises. Une inquiétude relayée par Jean-François Husson lors des questions au Gouvernement dès la semaine suivante :

Pour autant, et malgré ces contraintes, il convient de souligner que la quasi-totalité des nouvelles équipes rencontrées ont une motivation démultipliée pour porter des projets et agir pour leur territoire. Car si les élus ont répondu présent dès leur entrée en fonction en pleine gestion de la crise de la Covid-19, cette dernière a pu mettre sous cloche bon nombre de leurs projets.

Les élus sont donc plus qu’impatients de tourner la page de la Covid-19 et de pouvoir réaliser leurs ambitions au service de leurs administrés. Il convient sincèrement de saluer cet engagement sur lequel notre pays peut s’appuyer, et qui fait, pour une bonne part, sa force.