Mercredi 10 février, la commission des finances du Sénat a réalisé une série d’auditions sur la soutenabilité de la dette publique. Les arguments de chacun, entendus et considérés, nourriront les futurs débats parlementaires sur ces enjeux. Etaient présent :

🔸 M. Olivier BLANCHARD, économiste au Peterson Institute

🔸 Mme Jézabel COUPPEY-SOUBEYRAN, professeur à l’École d’économie de Paris et maître de conférences à l’Université Paris 1 Panthéon‑Sorbonne

🔸 M. François Ecalle, président de l’association « Finances publiques et économie » (Fipeco) et chargé d’enseignement à l’Université Paris 1 Panthéon‑Sorbonne

🔸 M. Anthony REQUIN, directeur général de l’Agence France Trésor et Mme Amélie VERDIER, directrice du budget, sur la soutenabilité de la dette publique

Si nous devons aujourd’hui privilégier une sortie sanitaire et médicale de la crise que nous traversons, ne soyons pas naïfs sur le « quoiqu’il en coûte » financier du gouvernement.

Nous devrons être en capacité de rembourser la dette contractée et la question de sa soutenabilité devient indispensable. En effet, à l’heure où les règles budgétaires sont « mises de côté », annuler la dette détenue par la Banque Centrale Européenne serait :

🔸Difficile et peu crédible. Cela signifierait remettre définitivement en cause les traités européens tout en générant une véritable crise de confiance chez les détenteurs de la dette publique.

🔸Peu souhaitable. Cette solution de facilité balaierait les efforts français et européens pour assurer notre réussite et notre rayonnement.

Afin de favoriser une attitude responsable face à l’argent mobilisé, le dépassement individuel est aujourd’hui plus qu’hier indispensable pour créer un sursaut collectif de mobilisation et de confiance.