Le 17 juillet 1942, la rafle d’Hiv emportait avec elle 13 000 juifs parisiens.
Le 17 juillet 1979, Simone Veil devenait le premier président du Parlement européen élu au suffrage universel.

La date du 17 juillet 2018 semblait donc une évidence pour baptiser l’ex place Thiers de Nancy du nom de celle qui a rejoint il y a peu les « Grands Hommes » au Panthéon, avec son époux Antoine Veil, Blâmontais de naissance.

En présence de son fils, Jean, ils étaient nombreux, habitants de la Métropole, voyageurs aux abords de la gare et officiels, à venir rendre hommage à cette grande dame au parcours personnel et politique exceptionnel. Elle qui a œuvré pour l’égalité des hommes et la liberté des femmes, convaincue que l’amitié franco-allemande éviterait la réapparition de conflits fratricides.

Il y a quelques heures, nous fêtions la France et son équipe de football qui nous a fait vibrer dans un grand élan d’unité et de fierté nationale. Aujourd’hui avec Simone Veil, nous fêtons la France du courage et de la dignité.

La place Simone-Veil est dorénavant le cœur de la ville de Nancy – qui fut si chère à sa famille comme l’a rappelé son fils Jean – passeuse de valeurs qui unissent les générations à travers le temps. Une action qui s’inscrit dans l’identité d’une ville, de la France et de l’Europe.