Rapporteur du budget Mission « Ecologie, développement et mobilité durables » (hors transports) au Sénat, j’ai été invité jeudi 15 mars par Sébastien Lecornu, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Transition écologique, à visiter l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire avec d’autres parlementaires.

L’IRSN apporte une expertise technique à l’Autorité de sûreté nucléaire pour ses missions de contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection. Elle fait face à une charge de travail croissante du fait du renforcement de la sûreté du parc nucléaire français suite à l’accident de Fukushima, de l’instruction des demandes de prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires ou encore de la mise en service du réacteur sur le site de Flammanville et de la montée en puissance de la thématique du démantèlement.

A l’occasion du débat budgétaire 2018, j’ai regretté l’absence de feuille de route claire s’agissant de la part du nucléaire dans le mix énergétique français.

Alors que la Loi de transition énergétique pour la croissance verte (TEPCV) fixe un objectif pour la France de la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50 % horizon 2025, le Gouvernement semble reconnaitre que cet objectif n’est pas tenable, repoussant l’objectif à 2035…

La prochaine Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) devra préciser l’objectif de la France tant pour les Français que pour donner une visibilité au cap que nous devons fixer aux acteurs appartenant aux territoires concernés.