Selon la Haute Autorité de Santé, entre 250 000 et 300 000 personnes souffrent de COVID long (douleurs musculaires, troubles cognitifs, etc) dont de nombreux personnels soignants.

Jean-François Husson est intervenu dans la discussion générale de la proposition de loi visant à créer une plateforme de référencement et de prise en charge des malades chroniques de la covid-19.

La reconnaissance de la COVID comme maladie professionnelle répond à 2 critères précis et restrictifs :

🔸Avoir eu recours à un apport d’oxygène à la suite de la contamination. Or, la spécificité du COVID long est que les patients n’ont pas nécessairement été mis sous oxygène.

🔸Établir un lien entre la contamination et la situation professionnelle. Comment douter de la parole de ceux qui sont allés « à la guerre » avec courage, mais très souvent avec peu de moyens opérationnels d’équipements de protection individuelle ?

Or il revient au Gouvernement d’assumer la charge de la contamination des soignants au COVID19 et de revoir les critères de reconnaissance du COVID long en maladie professionnelle, au même titre qu’il a assumé la charge économique des confinements successifs avec la mise en place du fonds de solidarité.

Rappelons que le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran a déclaré le mardi 21 avril 2020 devant l’Assemblée nationale que, « s’agissant des soignants, quels qu’ils soient, quels que soient leur lieu d’exercice et leur mode d’exercice, quelle que soit la discipline concernée, nous avons décidé une reconnaissance automatique comme maladie professionnelle